Chefchaouen









La ville de Chefchaouen fut fondée en 1415 par le Chérif Moulay Ali Ibn Rachid. Son entreprise s’inscrivait dans un contexte de résistance locale à la conquête Portugaise et Espagnole.
Elle tient son nom du mot berbère «CHEFCHAOUEN» qui signifie «Cornes» en raison des sommets montagneux qui dominent la cité.
L’arrivée massive de familles andalouses durant la période de la Reconquista Espagnole contribua au développement démographique et architectural de la ville.
En plus de son rôle militaire, Chefchaouen a constitué, à travers son histoire, un pôle religieux et spirituel qui exerçait une influence régionale mobilisatrice contre le danger ibérique. La ville compte un important patrimoine religieux : 20 mosquées et oratoires, 11 zaouias et 17 mausolées ; ceci lui a valu le nom de El Madine El Saliha «la ville sainte».
Chefchaouen resta longtemps fermé aux européens, seul Charles de Foucauld en 1883 réussit à y pénétrer au cours de sa fameuse « reconnaissance à travers le Maroc » en se faisant passer pour juif, mais n’y resta qu’une nuit.
En 1920, les Espagnoles prirent Chefchaouen, qu’ils rendirent en 1956 au Royaume du Maroc.
A Chefchaouen, nul monument extraordinaire. Cette ville est depuis l’arrivée massive des arabes et des juifs chassés d’Espagne en 1492, une ville simple et très agréable à visiter.
Une fois sur place, laissez vous bercer par le charme envoûtant de cette petite ville bleue.
Prenez la direction de la grande mosquée, une construction octogonale place Uta El Hamman.
Commencez par boire un bon thé à la menthe à une terrasse de café, observez ce va-et-vient nonchalant. Tout à Chefchaouen est fait de douceur et de simplicité.
A partir de cette place, oubliez tout et laissez vous guider par le long cheminement des couleurs, les ruelles sont pavées de galets polis par les babouches, les façades des maisons sont de couleurs blanche, azur, mauve, les portes et volets sont peints en bleu, ces couleurs éblouissantes étaient censées éloigner les insectes.
Des patios fleuris témoignent d’une occupation espagnole.
Avec ses maisons en tuiles ocres, ses grilles de fer forgé, la lumière, qui se reflète sur les facades vous compose à chaque minute un tableau de Delacroix.




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